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Episode notes

Découvrir Wellpass : https://link.influxcrew.com/Wellpass-SafePace Collaboration commerciale. Améliorer sa foulée, c'est le rêve de beaucoup de coureurs. Bien poser son pied, avoir une posture efficace, coordonner ses mouvements, trouver la bonne cadence : peut-on vraiment apprendre à mieux courir ? Et surtout, est-ce que quelques ajustements peuvent réellement faire la différence sur les performances et les blessures ? Dans cet épisode de SAFE PACE, enregistré pendant la semaine du HOKA UTMB Mont-Blanc, nous recevons deux invités : • Mathieu Blanchard, l'un des meilleurs ultra-traileurs du…

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Safe Pace, le podcast des sports d'endurance, présenté par Hugo Clément. Améliorer sa foulée, c'est le rêve de tous les coureurs. Bien poser son pied, avoir des mouvements fluides, légers, bien placer ses bras. On a tous des étoiles dans les yeux en voyant courir les marathoniens professionnels qui semblent ne fournir aucun effort pour voler au-dessus du bitume. Dans cet épisode, on va vous donner tous les conseils pour vous permettre de trouver votre foulée, celle qui vous permettra de prendre du plaisir et de performer.

Vous allez voir que quelques petites corrections peuvent tout changer, donner des meilleurs temps et moins de blessures. SafePace, c'est parti ! Cet épisode de SafePace est rendu possible grâce à notre partenaire Wellpass. Wellpass, c'est un abonnement sport et bien-être pour les salariés qui a la particularité d'être co-financé par l'entreprise. L'application donne accès à plus de 8000 salles de sport partout en France comme Episodes, On Air, The New Me, For Paddle ou l'Apart Fitness et des centaines d'activités, du yoga à l'escalade en passant par la boxe, le paddle ou encore la natation.

Wellpass et SafePace partagent l'objectif de lutter contre la sédentarité qui est la première cause de nombreux problèmes de santé en s'attaquant à sa source principale, la journée de travail passée assise sans bouger. Alors si vous aussi, dans votre entreprise, vous voulez bénéficier de Wellpass pour faire du sport à prix réduit, n'hésitez pas à en parler à votre employeur. Et comme toujours, je suis accompagné de mes camarades Fred Belovre, Hugo Tormento, Charlotte Morel.

Ça va les amis ? Très bien. Vous êtes content de votre foulée, vous ? Non. Non ? Eh bien ça tombe bien, cet épisode est fait pour vous. Et pour parler de ce sujet, on a un casting 3 étoiles. Notre premier invité, vous le connaissez bien, il a désormais 3 fois plus de participation à Safe Pace qu'à Koh Lanta. C'est évidemment Mathieu Blanchard. Salut Mathieu. Salut, qu'est-ce qu'il faut pour avoir 2 étoiles de plus là ? pour avoir 5 étoiles ? oui on était sur 3 étoiles c'était le max pour nous ah d'accord on se disait casting toi tu raisons en termes d'hôtel ?

oui 5 étoiles les hôtels nous c'est Michelin c'est la restauration c'est là où on peut agrandir le référentiel victoire à l'UTMB Mathieu allez merci c'est bon tu as le critère pour la prochaine fois Mathieu t'es un des meilleurs ultra-trailers du monde avec un palmarès impressionnant tu t'intéresses de près à la mécanique de course donc à la foulée c'est des sujets qui te... qui te passionne, tout ce qui est technique, matériel, etc. Tu vas donc pouvoir témoigner, conseiller nos auditeurs.

Et avec toi, on a la chance d'accueillir Blaise Dubois. Salut Blaise. Bonjour. Bienvenue dans SafePace. Tu es physiothérapeute, devenue experte dans la prévention et le traitement des blessures en course à pied. Tu as cofondé la célèbre clinique du coureur que beaucoup de pratiquants connaissent. Et tu fais aussi partie du staff technique de l'équipe canadienne d'athlétisme. J'ai plus trop le temps de voyager avec eux, mais j'ai fait le tour du monde pendant quelques années.

Donc tu as eu l'expérience du haut niveau avec cette équipe-là. Merci d'être avec nous, on a plein de questions à te poser. Parfait, je suis prêt. Juste avant d'attaquer notre sujet du jour, on a quand même envie de prendre de tes nouvelles, mon cher Mathieu. Tu as dû renoncer à l'UTMB 2026 à cause d'une blessure qui traîne au niveau du talon. On est ici à Chamonix, on enregistre cet épisode à Chamonix. Pas trop le faux mot, le moral dans les chaussettes, ça va ?

Écoute, ça fait six mois que j'ai mal au talon, donc j'ai commencé un petit peu. peu à m'adapter à ma condition si j'ai un peu le moral dans les chaussettes et j'ai un gros faux mot parce que l'année dernière j'avais déjà pas pris le départ de l'utmb mais c'était choisi c'était voulu c'était pour créer un petit peu ce manque pour revenir un petit peu avec la green talent et d'après cette année s'est clairement subi ouais voilà j'avais prévu j'avais un dossard à la cour j'ai prévu de prendre le départ maintenant voilà le niveau que demande ce genre de course et le niveau de santé que demande ce jour de course ne permettait pas de le faire cette année un petit pas de recul pour pour un meilleur saut peut-être l'année prochaine Mais voilà, je suis là aussi pour les partenaires et je suis là pour encourager tous les coureurs et les coureuses sur les courses.

Comment ça va du coup physiquement au niveau du talent ? Je ne suis pas encore au top, j'ai encore cette douleur qui me tiraille, qui m'empêche de faire les charges d'entraînement que je voudrais. Je cours un petit peu et je bricole, mais moi aujourd'hui je veux encore courir fort avec des grosses charges d'entraînement et je ne parviens pas à les faire. Donc voilà, je suis un peu dans le flou encore. C'est sûr que tu traînes depuis des années parce que tu avais déjà dû, je crois, abandonner l'UTMB à cause de ça.

Ça ne t'avait pas empêché de gagner la Diag quelques mois après cet abandon ? Exactement, ça s'appelle le syndrome de Haglund. C'est un truc que beaucoup de coureurs ont. Aussi les skieurs alpies, ça se crée avec de la compression dans les chaussures, une bonne charge d'entraînement aussi. Et c'est un truc qui est assez vicieux parce que ça va, ça vient. Des fois, on peut courir, des fois, ça fait moins mal. Et cette année, ça me fait vraiment beaucoup plus mal que les saisons précédentes.

Donc voilà, je suis un peu plus dans le flou et j'envisage même d'aller vers une chirurgie. pouvoir me sortir de ce petit pépé. Bon, en tout cas, on espère que ça va s'améliorer le plus vite possible pour toi. Et il y a une bonne nouvelle qui vient quand même éclaircir ce ciel un peu sombre côté blessure, c'est que tu as annoncé sur les réseaux sociaux que tu allais devenir papa avec Alix, ta chérie qu'on embrasse. Félicitations à tous les deux. Je crois que c'était un parcours aussi un ultra, un autre type d'ultra.

Moi, j'aime bien les ultras dans l'atmosphère de ma vie. Un parcours de PMA. J'en parle parce que vous en parlez. On a décidé d'en parler ouvertement parce qu'on s'est rendu compte que dans notre protocole de PMA sur lequel on est depuis trois ans, beaucoup de couples sont là-dedans aussi, c'est pas si simple. Et ce qui est assez fou c'est qu'on a fait absolument tous les tests possibles et imaginables de santé et puis on n'a absolument aucun problème.

Donc c'est ça qui est un petit peu paradoxal, c'est qu'on a beau être en super santé, faire du sport, bien manger, bien dormir, mais parfois aussi la vie fait que c'est compliqué d'avoir des enfants. Donc voilà, force à tous ceux qui sont dans les process de PMH, on sait ce que c'est maintenant. Ça a fini par marcher. Ça a fini par fonctionner, il faut s'accrocher, c'est un ultra, mais comme dans les ultras, il y a toujours une petite arge d'arrivée qui arrive.

En tout cas, félicitations à vous deux, on est super contents pour vous à SafePace et on souhaite une bonne grossesse à Alix. Pour aller sur ce sujet de la foulée, pour commencer rapidement, comment vous décririez chacun votre foulée ? Mathieu, tu as quel type de foulée ? J'ai une foulée adaptative. Il a dégainé l'adjectif au bon moment. Ça veut dire quoi, adaptatif ? Alors en fait, adaptatif, ça veut dire que j'ai compris, il y a quelques années en arrière, qu'on pouvait avoir différents types de foulées, on va rentrer dans les détails après, mais en termes de cadence, en termes d'amplitude, en termes de pose de pied aussi.

Et ce que j'ai ressenti dans mon corps, c'est qu'en fonction de la foulée qu'on va mettre en place, on va activer notre corps, nos muscles différemment. et dans une idée de répartir la charge. sur un ultra pour utiliser toutes les petites fibres musculaires et toutes les structures qu'on peut avoir sur le corps. Volontairement, de manière consciente, je vais adapter ma foulée pour tenter de répartir la charge et ne pas être toujours sur la même foulée inconsciente qui parfois va devenir difficile et va m'amener à m'écrouler.

Donc en fonction du moment de la course, de ton état de forme, de la nuit, etc., tu adaptes la manière dont tu cours ? C'est surtout en fonction du type de terrain Un terrain ultra technique Tu n'as pas trop le choix d'avoir une foulée adaptée à ce terrain là Ça va être plutôt sur des parties qui vont être un peu plus roulantes Entre guillemets avec moins d'obstacles Souvent des faux plats descendants Ou des plats aussi sur des parties de chemin ou de goudron Où là je vais adapter un petit peu Je vais changer volontairement ma cadence Ma pose de pied, mon amplitude Pour répartir la charge Je sens vraiment que ça fait une différence Blaise, t'as quel type de foulée ?

Est-ce que tu cours toi aussi ? Oui, je cours tous les jours. J'essaye en tout cas. J'ai une foulée, je dirais, assez protectrice et efficace. Peu modulée par l'interface de la chaussure et qui est non intellectualisée depuis bien des années. Tu n'y penses pas ? Je n'y pense pas. Charlotte, foulée aérienne, foulée puissante ? Foulée puissante plutôt, pas très aérienne justement. J'ai essayé de changer ma foulée, mais le sujet m'intéresse particulièrement.

On va en parler, est-ce qu'on peut changer sa foulée ? Est-ce qu'il faut essayer de changer sa foulée ? Faut-il changer sa foulée ? Moi j'ai eu deux fractures de fatigue du tibia quand je l'ai fait, donc ça a été un gros changement, peut-être trop important pour moi en tout cas. Hugo ? Moi complètement terrien, fou en puissance. Ça veut dire quoi une foulée terrienne ? Je prends le... sol et puis je l'amène derrière il n'y a pas de rebond il n'y a pas de rebond sur le pied c'est pas léger c'est pas Etienne Dagnos sur route c'est pas Etienne Dagnos, non pas vraiment Fred ? Moi je dirais un petit peu intermédiaire je pense que je pose le pied à plat plutôt aérien plutôt avec un bon rebond mais comme Mathieu je m'aperçois quand tu l'as dit c'est vrai que pendant la course au fur et à mesure que la fatigue arrive et que je sens que je m'affaisse un peu volontairement J'augmente un peu la fréquence pour garder, sans le conscientiser forcément, mais je sais que quand j'augmente la fréquence, ça me permet de moins sentir la fatigue qui arrive et de garder l'allure.

On va parler de tous ces critères, la fréquence, etc. Mais toi, tu fais beaucoup de pas à la minute, mais on va parler de tout ça, évidemment. Quand on dit foulée, en fait, Blaise, on parle de quoi ? C'est quoi les datas, les chiffres sur la foulée ? Alors, on peut analyser une foulée de différentes manières. Il y a la fameuse vue latérale, où on va regarder la pose du pied au sol, on va regarder combien loin en avant du centre de gravité on pose le pied.

Il y a ces paramètres-là qui ont une certaine valeur, cliniquement, je dirais, dans l'analyse biomécanique. Après ça, il y a la vue frontale, où là, on va analyser les pronations, les genoux valgus, les désalignements de l'axe. Est-ce que le pied part vers l'intérieur, vers l'extérieur, etc. ? Exactement. Pronation, supination, tous les coureurs connaissent un peu ces trucs-là, qui servent à peu près à rien de savoir, mais bon. Et puis après ça, il y a les fameux paramètres spatio-temporels, donc la cadence qu'on parlait tout à l'heure, combien de pas par minute tu fais.

Et ce sont les trois choses qu'on va analyser souvent dans la technique de course, dans la foulée. Et l'autre paramètre, on parle de spatio-temporel, de biomécanique cinématique, donc comment on bouge dans l'espace. Et on a aussi des paramètres cinétiques, qui est est-ce qu'on fait beaucoup de bruit, est-ce qu'on ne fait pas beaucoup de bruit, est-ce que les forces d'impact sont importantes ou pas. D'un point de vue scientifique, c'est les trois choses qu'on va analyser.

Est-ce que quand on est un coureur amateur qui fait du sport plaisir, du sport santé, on doit s'intéresser à sa foulée ou est-ce qu'il ne faut pas se prendre la tête avec ça ? C'est un mélange entre les deux. C'est-à-dire qu'il y a des paramètres qu'on connaît comme étant intéressants sur la prévention des blessures, qui nous amènent à être plus efficaces, donc plus économes et plus performants, qu'on peut adresser et qui sont ultra simples. C'est quoi par exemple ?

Comme la cadence par exemple. La cadence. Alors allons-y, parlons de la cadence, parce que c'est quand même un sujet super important dans la folie. C'est quoi la cadence ? C'est le nombre de pas qu'on fait chaque minute ? Exactement. Et classiquement, la moyenne du coureur récréatif va avoir une cadence autour de 155 pas par minute. Le coureur expérimenté va avoir une moyenne de 165. Quand on prend des groupes de coureurs expérimentés, la moyenne est à 165.

Et chez les coureurs d'expérience qui sont plus performants... Et là, je fais référence principalement aux coureurs de route parce qu'entre elles, c'est aussi une grande variabilité. Mais on a des cadences de 175 et plus de moyenne. Donc, plus on prend de l'expérience, plus on court beaucoup, souvent, plus la cadence a tendance à augmenter. Tu connais ta cadence, Mathieu, sur route ? Oui, elle est sur 180, 185 à peu près. On le voit sur nos applications sportives.

Une fois qu'on upload nos séances, on le voit la cadence. Je me situe toujours autour de 180-185. Donc ça, c'est une cadence quand même assez élevée. Vous connaissez, vous l'équipe, votre cadence à peu près ? Ramener à la vitesse quand tu fais un footing ou des 400. C'est toujours autour de 180-185. Quand je suis à ma pleine vitesse, j'ai la cadence qui a tendance à augmenter un tout petit peu. Sur route à bloc, je passe plutôt à 190-200. Charlotte, ta cadence, tu la connais ?

C'est complètement l'opposé. Je suis plutôt à 160-165. Mais j'essaie de me forcer à raccourcir l'amplitude de ma foulée et à mettre plus de cadence. Hugo ou Charlotte, moi j'ai une cadence très basse. Toi Fred, je pense que ça doit être un peu comme Mathieu. Je ne regarde pas tout le temps, très rarement, surtout sur des séances d'intensité. Je suis à 185, parfois 190. Est-ce que plus on a une cadence élevée, moins on se blesse ? Est-ce qu'on peut dire ça, Blaise ?

Il y a des études qui nous montrent que ceux qui ont des cadences élevées prospectivement se blessent moins. Oui, effectivement, sur certaines pathologies particulières, comme par exemple la périocité de tibial. corrélée beaucoup à la fracture de stress tibial. Donc, on pourrait en parler tout à l'heure, mais oui, il y en a. Sur cette blessure-là, qui est vraiment une blessure très commune chez les coureurs amateurs, le fait d'augmenter sa cadence, ça peut réduire le risque de blessure ?

Certainement. Et ce qu'on sait de façon très, très claire, c'est que d'augmenter la cadence réduit le niveau de stress sur à peu près tout le corps. Donc, sur à peu près n'importe quelle pathologie, pour essayer de réduire le niveau de stress et récupérer plus rapidement quelqu'un qui continue de courir, mais qui a des douleurs, par exemple, au genou ou à la hanche, qui a une fachie apathie plantaire. Le fait d'augmenter la cadence réduit le stress sur le corps.

Il y a une abondance de littérature sur le sujet. Mathieu, c'est un truc que tu as travaillé la cadence ou naturellement tu cours avec cette cadence-là ? Naturellement, j'avais une cadence quand même assez élevée, mais pas à 180 et j'ai été hyper influencé par... M. Blaise à ma gauche pendant des années au Québec Et c'est vrai qu'il y avait peut-être une dizaine d'années en arrière Il y avait quand même un petit peu ce dogme autour du 180 par minute Qui m'avait un petit peu matrixé Et je me souviens je partais même courir Sur le Mont-Royal à Montréal avec un métronome dans l'oreille A 180 Pour me mettre à 180 parce que J'avais cru comprendre que c'était la foulée idéale Et puis ça s'est imprimé dans ma tête et c'est resté Ah donc ça a marché ce truc du métronome Attends mais ça c'est une super technique Parce que moi je suis comme Charlotte j'ai une cadence qui est très basse Je suis autour de 160 60...

Ouais, je vois mes stats, après c'est les stats des montres, je sais pas exactement ce que ça vaut, mais sur les stats, même sur un marathon ou un semi, je suis autour de 160-165 de cadence. Et effectivement, j'ai beaucoup de problèmes de périostite. Donc est-ce que c'est lié ? Je ne sais pas, mais il faudrait peut-être que j'essaie de m'entraîner avec ce truc du métronome, je savais pas que ça se faisait ça. Il y a différents facteurs qui influencent la cadence de façon inconsciente.

Plus tu cumules du volume, par exemple, plus ta cadence va monter. Même si Mathieu a fait l'effort d'aller vers le fameux 180, moi je pense que s'il n'avait pas fait d'effort, au volume qu'il a cumulé dans les dernières années, probablement qu'il serait au même stade peut-être aujourd'hui. Parce que ce qu'on constate, c'est que les coureurs qui prennent de l'expérience et qui ont du bagage de volume en arrière de la cravate, ont des cadences plus élevées, naturellement.

D'accord. Alors Charlotte, ça n'a pas marché. Oui, et puis il y a d'autres facteurs. Il faut quand même dire un truc, c'est que toi tu as une cadence qui est basse, ça ne t'a pas empêché de gagner des énormes... course en triathlon longue distance, d'être très performante. Au niveau international non plus. Non mais bon, tu as quand même été championne de France de triathlon longue distance. Donc on est quand même sur un très très gros niveau. Comme Hugo.

Oui, comme Hugo qui a été champion du monde en swim-on. Est-ce que la taille a une influence sur la canne ? Légère. Parce que Hugo est grand. Tu veux dire que Mathieu est petit ? Non, vous n'avez pas le même gabarit imposant de nageur que nous sommes avec Hugo. Mais oui, la grandeur des segments. de jambes, pas la grandeur totale, mais ça a une influence sur la cadence, mais qui est minime. Le facteur numéro un qui influence la cadence, et je vais oser le dire, c'est la chaussure.

Plus elle est grosse, plus elle est épaisse, plus elle est lourde, et ça, c'est le facteur le plus important, plus la cadence ralentit. C'est le critère numéro un. D'accord. Oui. La chaussure est augmentée. Oui, ça c'est abondance d'études sur le sujet. Donc plus la chaussure est légère, plus la cadence va être rapide. Oui. Et plus en plus elle est mince et minimaliste, là plus aussi la cadence augmente. En fait, les mécanismes de protection intrinsèque augmentent et le corps par lui-même cherche à faire des plus petits pas pour avoir moins d'impact au sol.

Donc pour travailler sa cadence, essayer d'améliorer sa cadence, il faut faire quoi comme exercice Mathieu ? Il faut toujours avoir dans son armoire une paire de chaussures un peu moins protectrices, maximalistes, c'est le terme le plus commun. Ça, il faut voir avec son coach ou avoir un petit peu des connaissances sur comment on gère la charge pour ne pas passer du jour au lendemain sur ce type de chaussures. Mais voilà, c'est de garder de temps en temps un jog, une sortie avec des chaussures un peu moins protectrices, on va dire, pour revenir à une foulée finalement plus naturelle.

Parce que la chaussure, quand elle ne te protège pas, tu n'as pas le choix. de te mettre dans une disposition où tu ne vas pas avoir mal. On n'est pas bête quand on part courir pieds nus, on se met dans une disposition qui est plus protectrice. Donc moi, c'est une technique que j'ai de garder dans mon armoire toujours une chaussure un petit peu moins maximaliste sur laquelle je vais faire l'essentiel de mes jogs. Et ensuite, on peut aussi faire beaucoup d'exercices en salle, de renfots au niveau du pied.

C'est des petits exercices, on en trouve des tonnes sur le web. Il y a des très bons préparateurs physiques, des très bons physios kinés. qui peuvent aider aussi à renforcer le pied parce qu'en fait le problème des chaussures un petit peu plus protectrices outre le fait que c'est génial parce qu'on a cette sensation de rebond avec les grosses mousseurs c'est que ça finit par endormir un petit peu toute cette magnifique machine qu'est le pied et qui est un facteur de performance et qui est une arme de performance un pied endormi c'est un corps qui fonctionne moins bien est-ce qu'il y a une différence entre ta foulée sur route et ta foulée sur trail ?

Oui, sur route, globalement, je vais avoir une pose de pied plutôt médiopied, voire avant-pied. Tandis qu'en trail, je vais avoir beaucoup de pose talon, ce que je ne fais quasiment pas sur la route. Donc ça, c'est la grosse différence. Après, en termes de cadence et d'amplitude, il n'y a pas de grosse différence. Tu me fais la transition parfaite pour parler de la p... pose de pied, on a traité la cadence qui était le gros sujet, il y a un autre gros sujet c'est la manière dont on pose son pied sur le sol il y a ceux qui posent plutôt en mettant le talon en premier alors je crois que là j'ai quand même quelques chiffres, l'attaque talon c'est à dire poser le talon en premier, ce qu'on appelle le cycle arrière, c'est ça aussi Blaise qui consiste à poser d'abord le talon au sol et dérouler le pied vers l'avant ça concerne la majorité des coureurs et en particulier les coureurs de trail c'est la grosse majorité des foulées Et après, il y a l'attaque avant, cycle avant, qui consiste à poser l'avant du pied ou le plat du pied en premier.

Un peu comme si on vient griffer le sol. Et ça, c'est quand même une minorité de coureurs. Oui. En fait, c'est intéressant parce qu'on a des études du 800 mètres jusqu'à l'ultra trail. Grossièrement, aussitôt qu'on est sur des distances de 5 km récréatifs jusqu'au marathon et l'ultra trail, c'est 90 à 95 % d'attaqueurs talents. On a à peine... 90 % ? Oui. Et là, avec la mode de « il ne faut plus à trois attaquer du talon » parce qu'on a entendu ces choses-là abondamment, et ça ne vient pas de la clinique du coureur, mais en fait, il y a des gens qui ont volontairement commencé à attaquer sur l'avant-pied dans leur apprentissage biomécanique, et probablement que ce chiffre-là, maintenant, a un peu augmenté.

Donc peut-être qu'aujourd'hui, si tu te mets sur une course de 10 km, tu as peut-être 10, 15, 20 % d'attaqueurs avant-pied, ce qu'on n'avait pas avant du tout. Et la raison pour laquelle, et si on évalue des populations qui courent pieds nus, je vais au Kenya chaque année, on voit bien les jeunes et les moins jeunes courir, en fait, c'est que sans chaussures, le corps n'attaque pas du talon, ou de façon très subtile, il pose son pied à plat ou sur l'avant-pied pour modérer les forts impacts, c'est la chaussure qui nous amène à attaquer du talon d'abord et avant tout, qu'on soit aérien ou aérien, etc.

Il y a clairement une interférence de cette chaussure qui nous amène à avoir ce confort qui nous permet d'attaquer du talon et que quand on est pieds nus, on ne peut pas parce que c'est trop inconfortable. Mathieu ? C'est ce que je ressens aussi quand je dis que je pars sur des chaussures un peu plus minimalistes, c'est beaucoup plus inconfortable de poser le talon que l'avant-pied. Donc c'est vrai que je rejoins Blaise sur l'impact de la chaussure sur notre foulée.

Alors je pose la question que beaucoup de gens se posent, beaucoup de coureurs amateurs se posent. Est-ce qu'il vaut mieux attaquer avec l'avant du pied ou avec le talon à la fois pour être performant et pour éviter les blessures ? Alors là, je vais peut-être vous surprendre. Les études, et il y en a aussi plusieurs, ne montrent pas davantage de l'une ou l'autre des techniques de course. D'accord. Au niveau de l'économie de course, c'est-à-dire de la performance.

Après, si c'est combiné à des cadences lentes, tu attaques du talon, loin en avant du centre de gravité, avec une cadence à 160 et moins, tu vas avoir une phase de freinage qui va réduire ta performance et ton économie de course. Mais quand on prend les athlètes de haut niveau, Et entre elles, on a des fameux attaqueurs talons qu'on connaît bien. Ludovic Pomeray, notamment. Par exemple, on a des attaqueurs avant-pieds qu'on connaît bien, qui jusqu'à la 170 km sont toujours sur l'avant-pied.

Qui, par exemple ? Jim, par exemple. Jim Hemsworth. Et en fin de compte, c'est qu'on n'arrive pas à faire de lien aujourd'hui entre cette position du pied et l'économie de course chez les athlètes qui l'ont bien intégrée, qui sont pleinement adaptés à cette technique-là. Ce qu'on sait, c'est que si on change de technique de course, il y a une détérioration de l'efficacité de course. de la consommation d'oxygène. C'est-à-dire que si je dis, par exemple, à quelqu'un de vous, là, il faudrait que tu attaques sur l'avant-pied, tu vas avoir une détérioration immédiate de ta technique parce que tu changes et tu intellectualises ta position du pied au sol.

OK. Là, il y a des études qui ont apprécié à prolonger ça sur un mois, deux mois, trois mois. Et ce qu'on constate, en fin de compte, c'est qu'il y en a qui répondent favorablement. Donc, ceux qui attaquaient loin, en avant du centre de gravité, qui couraient vraiment avec des cadences très lentes, eux peuvent avoir un certain intérêt. Mais si tu fais la moyenne, il n'y a pas d'avantage non plus à trois mois. Et on n'a pas d'idée, avec les études, qu'est-ce qui se passe à un an, deux ans, quand on a intégré une nouvelle technique de course.

Donc, aujourd'hui, les études disponibles ne montrent pas davantage à essayer de changer... sa manière de poser le pied en termes de performance et d'économie de course. Exactement. Par contre, il y a un aspect qui est la protection du corps et les blessures. Alors, les blessures. Voilà. Alors, si on change de technique de course, on augmente le risque de se blesser. Pourquoi ? Parce qu'on vient surcharger une structure. Exemple, tu as un attaqueur talon, tu dis, il faudrait que j'attaque sur l'avant-pied.

Là, tu charges ton tendon d'Achille, ton fascia plantaire et aussi tes périostes de façon plus importante. Alors, classiquement, il y en a qui se développent des fractures de stress au niveau des métatarses, il y en a qui s'en développent ailleurs. Cette technique-là sur du court terme, parce que c'est un changement auquel le corps n'est pas adapté, amène le risque qui vient avec. On a des études où on a fait des transferts très doux et progressifs sur plusieurs mois.

Et à partir de ce moment-là, si on prend vraiment le temps de s'y adapter, on peut prévenir les blessures par ce changement sur du long terme. On n'a pas d'études présentement prospectives long terme, mais on pense que des meilleurs comportements de modération d'impact, ça veut dire faire des plus petits pas, faire moins de bruit, attaquer au sol pas trop du talon. Si c'est un talon, c'est un talon plus léger. C'est des manières de prévenir les blessures sur le long terme.

Mathieu, est-ce que toi, au cours de ta carrière, depuis que tu as commencé à courir à haut niveau, tu as intégré ces trucs-là dans ta manière de courir ? Tu as réussi à modifier petit à petit ta pose de pied, par exemple ? Non mais comme je disais c'est que de temps en temps sur des courses Je consentisse un petit peu pour répartir la charge Et puis je cours avec dans le pack Des coureurs de tête depuis plusieurs années Donc j'adore observer aussi quand on est dans des montées Je regarde un petit peu les beaux mollets Des gars qui sont devant moi, leur pose de pied Et j'adore observer et c'est vrai que c'est Hyper hétérogène quoi Revenons sur les deux profils qu'on vient de mentionner Les deux coureurs Jim Wamsley et Ludovic Pombré Ont des cadences en dessous de 160 pas par minute En dessous ?

En dessous de 160 pas par minute Jim Wamsley gagne la Western State plusieurs fois avec, je crois qu'il avait été mesuré à 152-155 pas par minute. Ludovic Pomeray est aussi sur des cadences extrêmement faibles. L'un est un gros attaqueur avant-pied, Jim Wamsley. Ludo, 100% talon, voire même le talon que vient d'évoquer Blaise, qui est quand même assez embêtant, c'est le gros talon devant, gros angle de pied, loin du centre de gravité. Et pourtant, il a aujourd'hui une longévité qu'on ne peut plus contester.

Il performe encore à très haut niveau. Il n'a pas la foulée idéale. On a cité deux profils, mais des profils comme ça, je pourrais en citer des tonnes. C'est les meilleurs coureurs et coureuses du monde. Juste pour rebondir sur une petite chose, ce qu'on constate dans les courses sur route, parce qu'en trail, il y a une très grande variété de terrain qui amène une très grande variété de cadence et de position de pied au sol. On monte, on descend, il y a des paliers, etc.

Sur la route, c'est plus facile d'analyser la biomécanique. C'est plat, ils courent tous un côté de l'autre. Ce qu'on constate quand même, c'est que plus tu maigres vers l'avant du peloton, plus la probabilité de trouver des attaqueurs avant pied et mi-pied est grande que des attaqueurs talons. Et plus tu maigres vers l'arrière du talon, plus il y a des attaqueurs talons qui sont importants. On se questionne quand même aujourd'hui dans quelle mesure ce paramètre-là pourrait expliquer une petite partie de l'efficacité biomécanique, parce qu'on a supposé pendant quelques années que le rebond élastique était gratuit plutôt que le travail musculaire qu'il fallait faire pour avancer.

Après, on est dans des aspects plus théoriques ici. T'as fait un marathon déjà Mathieu je crois en 2h22 ? Exactement. Ah tu vois, je te connais bien. Sur ton marathon 2h22, t'attaquais avant-pied. Ouais plutôt médio-pied, on a parlé de l'avant-pied talent mais il y a aussi un intermédiaire où c'est plutôt le côté du pied là, je sais pas bien l'expliquer là, mais côté métatarsal extérieur du pied et c'est un pied qui vient rouler vers l'intérieur un petit peu comme ça.

Fred, quand t'étais à haut niveau... ce n'était pas encore la mode des chaussures très épaisses avec beaucoup de mousse, etc. Vous couriez avec des chaussures plus minimalistes. Est-ce que tu as constaté une modification de la foulée entre le haut niveau des athlètes dans les années 2000 et le haut niveau des athlètes triathlètes aujourd'hui ? Est-ce que l'arrivée de ces chaussures-là très épaisses a modifié la foulée, y compris à haut niveau ? Oui, c'est difficile de comparer entre avant et maintenant.

Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait déjà beaucoup de profils différents. Donc déjà à l'époque, c'était difficile de faire des tendances entre ceux qui attaquaient talons, pointe de pied. Il y avait déjà quand même des préférences entre chaussures très, très minimalistes, genre un millimètre de semelle. Moi, j'étais déjà quand même sur du confort un petit peu. J'aimais bien mon petit confort et j'avais déjà une bonne fréquence. On va parler de deux termes qui tracassent beaucoup de coureurs, pronation et supination.

Est-ce qu'on peut d'abord expliquer ce que c'est, Blaise, globalement, la pronation ? C'est quoi ? C'est quand on pose le pied et que le pied part vers l'intérieur, c'est ça ? Exactement. L'appui au sol, chez les coureurs, est presque tout le temps un peu en supination, donc sur la partie extérieure. On arrive au sol, qu'on soit du talon, qu'on soit de l'avant-pied ou de la médio-pied, on est toujours en légère supination, ce qui nous laisse un peu de jeu pour absorber le choc dans la descente du pied au sol.

Et la fameuse pronation, c'est cette descente du pied au sol qui peut être plus ou moins importante. Et on a supposé pendant des années que trop de pronations désalignaient le squelette, causaient des blessures et ainsi de suite, ce qui est faux. Ça, c'est faux ? C'est faux. D'accord. OK. Ça, il n'y a pas de doute là-dessus. C'est des idées reçues. Moi, j'étais persuadé que ça aggravait le risque de… Mais ça n'emporte pas le genou sur une pronation bien…

La pronation qui pourrait avoir un effet sur le genou, en fin de compte, c'est-à-dire qu'on va avoir un genou qui va venir plus en valgus, qui va partir vers l'intérieur. même le genou valgus n'est pas un facteur de risque des blessures. Donc ça aussi, c'est une lubie des physiothérapeutes, principalement des médecins du sport et des personnes qui ont étudié à la faculté de médecine et qui aiment les choses bien droites, bien alignées, parce que le corps humain n'est pas comme ça.

Donc les pieds plats, les pieds crus, les pieds pronateurs, les pieds supinateurs ne sont pas des facteurs de risque des pathologies de l'appareil locomoteur. Là tu vas rassurer un bon paquet de gens qui nous écoutent, parce que moi j'ai toujours été un peu culpabilisé de voir, tu sais, sur les photos qu'on voit, quand tu fais un marathon, un semi-marathon sur certaines photos. Surtout avec les nouvelles mousses, ça part. Je dis, mon pied il est complètement écrasé, mais ça, ça doit être horrible pour mes genoux et tout.

Alors en fait, pas du tout. Pas du tout, la seule chose c'est qu'il y a une prononciation naturelle que tu as, il y a une structure de pied qui soit plat ou crute que tu as génétiquement, et après ça, il y a l'interface entre le pied et le sol. dont les nouvelles mousses très épaisses et très molles, qui vont augmenter le degré de pronation que tu as naturellement. Et ça, ça pourrait devenir un facteur de risque. Si tu as l'habitude d'avoir des chaussures très fermes, et tout d'un coup, tu te ramasses dans une belle grosse chaussure très molle, et que tu augmentes ton degré de pronation, tu n'es pas adapté à cette nouvelle pronation.

Là, ça devient un problème. Mais en fin de compte, c'est que le corps humain a évolué à travers ces années avec des degrés de pronation pour lesquels il est pleinement adapté. T'es pronateur, Mathieu, ou supinateur, toi, plutôt ? C'est vrai que... Comme toi, quand je regarde les photos, je vois des grosses pronations, mais je pense aussi que c'est la fatigue musculaire sur les ultras, la fatigue des structures qui fait qu'on vient s'appuyer vraiment fort dans la chaussure.

Et si on a un peu de stack, donc un peu de hauteur de mousse, et que cette mousse est un petit peu molle, effectivement, on va partir en grosses pronations. Juste une petite expérience que je partage, et ça vaut ce que ça vaut, par rapport à la pronation pour un petit peu enrichir la discussion. C'est mon exemple, le syndrome de Hagloun, les experts que j'ai pu rencontrer, chirurgiens et biomécaniques. C'est peut-être un biais de causalité, mais il semblerait remarquer une recrudescence de syndrome de Hagloun chez leurs patients depuis les chaussures un peu plus hautes, avec des mousses plus molles.

Ce que semblerait avoir, mais que mécaniquement, quand on part en pronation, l'os du calcanéum derrière le pied... qui part un petit peu dans un angle un peu moins normal, viendrait tirailler le tendon d'Achille et la zone, toute cette structure locale, et pourrait amplifier cette problématique de Hagloun. Alors, peut-être un biais, je ne sais pas, mais en tout cas, c'est ce qu'on m'a dit. Je partage ça. Est-ce qu'il faut essayer de corriger sa pronation, Blaise ?

Est-ce que ça se travaille, pour essayer de moins partir en pronation ? Alors, historiquement, comme c'était un problème supposé, On a fait des semelles orthopédiques, des orthèses plantaires pour corriger la pronation. On a mis des antipronateurs dans les chaussures pour réduire le degré de pronation. C'est quand même assez drôle parce qu'aujourd'hui, les antipronateurs, ils ont presque disparu du marché de la chaussure. On n'en parle plus, ou presque.

Après, on pourrait faire des exercices de renforcement des muscles intrinsèques du pied. Oui, sur la voûte, planteur, tout ça. Voilà, pour essayer de supporter. Alors, au moment où on est dans les exercices, je n'ai pas de problème. Parce qu'au pire, ça ne sert à rien. Tu as un pied qui est solide, qui est plus fort. Après, quand on est dans des interventions externes, je pense à la semelle orthopédique, je suis beaucoup plus prudent. Et aujourd'hui, on sait par exemple que si la semelle orthopédique est un outil très puissant pour traiter des pathologies de pied, comme thérapeute, sur le long terme, pour corriger de la biomécanique, ça ne fait aucun sens.

Comment on peut savoir tout de suite, là pour ceux qui nous écoutent, si on est pronateur ou supinateur ? Il faut regarder les chaussures, l'usure des chaussures ? Si c'est sur l'intérieur, c'est plutôt qu'on est pronateur ? Non, parce que l'usure des chaussures fait référence aux zones de friction de ta semelle externe. Donc, ce qu'on faisait historiquement, mais que je ne conseille à personne parce qu'on s'en fout, c'est de faire le wet test. Tu mouilles ton pied, tu remets le pied au sol et tu regardes c'est quoi, si par exemple, tu as beaucoup de charge sur l'intérieur ou si c'est juste l'extérieur du pied.

Et là, on disait, tu es pronateur, tu es supinateur. Et malheureusement, dans certaines boutiques spécialisées, ils vont faire encore ces fameux tests de pied plat, pied creux, pronation, supination pour pouvoir recommander une chaussure. Et il y a aussi ce qu'on appelle le coureur universel, c'est-à-dire une foulée plutôt neutre, ni pronateur ni supinateur. Apparemment, ça représente 30% des coureurs. Oui, mais encore une fois, là, on vient de faire des catégories entre le pronateur, le supinateur qui est 5%, le pronateur qui est 45%. Et là, on dit, il y a la moitié qui sont universels, « normales » , donc ils sont « normales » et donc quoi ?

Pas à risque de se blesser, plus efficaces, il n'y a rien qui tient la route là-dessus. C'est bien parce qu'avec Blaise au moins, on ne tourne pas autour du pot. On ne perd pas de temps avec les trucs qui ne servent à rien. Est-ce que se filmer quand on court, Mathieu, ça peut être utile pour progresser, pour améliorer sa foulée ? Est-ce que tu l'as déjà fait ? Absolument aucune idée, je ne l'ai jamais fait. Blaise ? Alors nous, on va filmer des patients qu'on va évaluer soit sur tapis, soit sur corridor de course pour mettre en évidence des grosses particularités.

Sur l'évaluation, on peut être très pointilleux et on peut vérifier plein de choses. La grosse question qui en ressort, c'est qu'est-ce qu'on fait avec les trouvailles qu'on a quand on évalue quelqu'un avec ça. Et on parlait tout à l'heure de la position du pied au sol. Moi, ça me donne des indices sur est-ce que la personne absorbe bien le choc au sol ou moins. Mais je vais très rarement intellectualiser un changement de posture de pied au sol. Très rarement.

À l'opposé, je vais parfois intellectualiser une cadence. De dire, là, ça vaudrait vraiment la peine. Et là, je vais donner des outils pour que cette personne-là puisse intégrer une cadence, comme... courir avec des musiques qui ont des BPM précis, 180 par exemple, pour être dans le rythme. Comme Mathieu. Non, Mathieu, c'était pire que ce n'était pas de la musique, c'était du beat. Le métronome. Moi, je faisais ça aussi. Il y a une option métronome.

Maintenant, dans les montres, on peut mettre un petit vibreur qui beat. En fait, l'important, c'est qu'est-ce qu'on fait avec les trouvailles qu'on a. Mais oui, on peut évaluer ça. Après, si on évalue la biomécanique avec caméra, là, il faut être capable surtout d'interpréter les trouvailles qu'on a, parce que c'est là où on dérape complètement la majorité du temps. Petite parenthèse sur le trail spécifiquement, Mathieu, dans la manière de poser son pied, notamment sur les montées ou les descentes, parce que je sais qu'on est allé courir quelques fois ensemble, et tu me donnais comme conseil sur les descentes, d'essayer de poser plutôt...

avant-pied pour avoir une meilleure stabilité au niveau de la cheville. Notamment, tu disais qu'on avait tendance à moins se tordre le pied si on essayait de poser l'avant du pied en descendant. Tout à fait. Alors le diable se cache dans les détails. Ça dépend du type de descente. C'est vrai que sur une descente qui est plutôt technique, accidentée, des roches, la boue, des petits cailloux, des racines, j'ai remarqué de manière empirique qu'en posant le pied à l'avant, il y a tout un verrouillage qui se fait qui est beaucoup plus stable que lorsqu'on pose le talon.

Il y a la sensation que quand on pose le talon, ça va rouler. Un petit peu plus, on a moins la possibilité de verrouiller, ce qui augmente le risque de se faire une cheville. A contrario, sur une pente... Zéro technique, profil descendant, type chemin de gravel ou route avec une chaussure bien compensée, un bon gros talon permet de bien dérouler, de se reposer un petit peu aussi. Et sur les montées, est-ce qu'il y a des conseils pour essayer de s'économiser sur la manière de poser le pied ?

Moi, c'est que j'ai remarqué aussi, encore une fois, de manière empirique, c'est que je travaille énormément ma flexion de cheville, mon amplitude de cheville, ce qui fait que sur des degrés de pente assez élevés, je peux encore venir poser le talon. Alors, sur les phases de marché... Poser tout le pied à plat. Voilà, tout le pied à plat. ce qui fait qu'au moment où mon talon va se poser ça va relâcher tout ce qui va être mollet, chaîne postérieure gastro, solaire et finalement si je les utilise moins ils seront peut-être plus utiles plus tard dans la course parce que si tu te mets un peu en tension sur l'avant du pied dans les montées ça va tirer sur les mollets alors ça dépend aussi du format c'est sûr que si on est sur un format court allons-y en courant non-stop sans marcher sans poser le talon Avec cette énergie un petit peu de rebond, comme on disait tout à l'heure, mais sur un ultra, clairement, j'aime bien avoir la possibilité d'avoir une grande amplitude de cheville pour poser le talon et m'économiser sur ma chaîne poste.

Oui, petit commentaire intéressant. Il y avait une étude qui a appareillé Kylian pour un marathon entre elles, le marathon du Mont-Blanc. Et ils ont, pour essayer de regarder quelle était sa position du pied au sol pendant son marathon. Et c'était, bon, les machines ont lâché à 21 kilomètres, mais on a au moins les 21 premiers. Et c'était quand même intéressant parce que des fois, ils montaient. puis on disait, ah, il monte et il pose le talon en premier.

Et des fois, il descendait et il attaquait l'avant-pied en premier. Et là, ce qu'il faut constater, c'est que dans l'analyse, si tu montes des paliers, je fais référence à plus la diagonale que l'UTMB, des escaliers, ta pose de pied en montant va être beaucoup plus souvent à plat, tandis que quand tu montes des pentes, là, tu vas être plus tendance avant-pied, même si tu déposes le talon. Quand tu descends du roulant... c'est le talon souvent qui attaque en premier et qui roule, tandis que quand tu descends des escaliers, c'est l'avant-pied qui attaque en premier.

Donc, peu importe le dénivelé, il y a un environnement qui te propose des manières de faire. J'aimerais qu'on parle de l'oscillation verticale. C'est quoi l'oscillation verticale ? Je ne sais même pas si je le dis bien d'ailleurs. Oscillation ? Oscillation. Oscillation verticale, c'est quoi ça Blaise ? Moi, je l'ai dit en québécois. Je ne sais pas si c'est comme ça que vous le dites en France. Alors, c'est quoi ça, l'oscillation verticale ? L'oscillation verticale, c'est le déplacement de votre centre de gravité verticalement.

Donc, quand on court, notre objectif, c'est de se déplacer vers l'avant. La seule chose, c'est qu'on va sauter d'une jambe à l'autre. Donc, si on fait, par exemple, des grands pas, on a une cadence lente, on va avoir une oscillation verticale beaucoup plus importante. Si on mouline davantage, donc on fait des plus petits pas, on va faire des oscillations moins grandes. Si je t'évalue sur un tapis, je te mets une consommation d'oxygène, puis je dis, OK, on va essayer de trouver une technique qui est moins efficace.

Je veux que ça te coûte plus cher en oxygène pour la même vitesse. Bien, je vais dire, mets les mains dans le dos, et là, tu vas courir, et là, ça va te coûter plus cher en oxygène. Tu peux aussi décider de sauter plus sur place. Donc, pour la même vitesse, tu te déplaces plus verticalement, et tu vas augmenter... Faire plus de bond. Tu vas faire plus de bond, et tu vas augmenter ta consommation d'oxygène. Donc, l'intérêt de l'oscillation verticale qu'on a eue pendant plusieurs années, c'est de dire...

Comment on peut essayer de maximiser l'économie de course, consommer moins d'oxygène pour se déplacer davantage horizontalement plutôt que verticalement ? D'ailleurs, c'est là quand on voit les marathoniens professionnels passer, on a vraiment l'impression que leur buste ne bouge absolument pas malgré une vitesse très élevée, que c'est simplement les jambes qui font comme un roulis et eux, ils restent sur une même ligne horizontale. Et ça, ça veut dire qu'ils ont une oscillation verticale très faible.

Exact. Et probablement qu'ils sont plus économiques. Après, il y a dans la science quelques points d'interrogation et on voit des coureurs qui sont quand même très bons. Je pense à Jim, entre autres, qui a une oscillation verticale qui est quand même importante. Toi, tu es comment, Mathieu, en oscillation verticale ? Plutôt petite oscillation. Donc, tu ne bouges pas trop, tu restes sur une ligne horizontale. Quand je me vois courir de côté, c'est vrai que quand on regarde la tête, elle a tendance à plutôt être horizontale que faire des up and down.

Ça, ça se travaille ? Comment ? Alors, en augmentant la cadence, d'abord et avant tout, parce qu'il y a une corrélation directe. On revient toujours à la cadence. On revient toujours à cette cadence qui est un des éléments... clés que j'intellectualise dans la foulée, contrairement à d'autres, comme la position du pied au sol, où je dis rarement aux patients de changer sa position du pied au sol. Et puis, il y a certains individus, en fin de compte, en dehors de la cadence, où on va leur dire, écoute, on va vraiment faire un exercice spécifique pour ça.

Exemple, tu cours et puis c'est comme si t'étais dans un tunnel et puis il faut pas que tu te cognes au plafond et puis on va donner des fois quelques consignes. Je fais ça extrêmement rarement. La longueur de la foulée, c'est un peu le troisième élément de mesure d'une foulée. Ça, c'est quoi exactement ? À quel point on jette le pied loin devant, c'est ça, non ? Alors, il y a deux choses. La vitesse et ta longueur de foulée multipliées par ta cadence.

Donc, si jamais pour une même vitesse, tu augmentes ta cadence... Attends, attends. Ma vitesse et ma longueur de foulée multipliées par ma cadence. En fait, c'est le nombre de pas que tu fais et la longueur de tes pas qui déterminent ta vitesse. Oui. Donc, si jamais tu vas plus vite... Soit tu augmentes ta cadence, soit tu augmentes la longueur de tes pas. Ok. Et donc si tu augmentes les deux, c'est bingo ? Oui, mais... Attention. Oui, mais... Ce qu'on constate en fin de compte, c'est que si on prend ces deux paramètres-là, tu prends des athlètes performants comme Mathieu et tu évalues sa cadence à vitesse de jogging à 6 minutes le kilo.

Donc vraiment long. Mais ça, il ne court jamais à 6 minutes le kilo. Oui. Ah bon ? Bien sûr, les jogs, oui, oui. Tu fais tes jogs à 6 minutes au kilo ? Non, mais tranquillement. Tu pars avec Alex. Au démarrage, on retourne. Il y a des passages à 6. Après, ça augmente un peu à 5. Admettons qu'on le prend à 6 minutes le kilo parce qu'il ne sait pas s'échauffer. Je vais essayer d'appliquer les conseils directs. Si Mathieu court à 6 minutes le kilo, qu'on regarde sa cadence, je prédis une cadence autour de 170-175.

Parce qu'il est vraiment lent. Si tout d'un coup, il court à 3 minutes le kilo, qui est son race pace 5-10 km, sa cadence va augmenter à 180-185. Il a une augmentation de cadence pour le double de vitesse qui est à peine de 10 %, ou même pas. Donc, ça veut dire qu'il augmente la longueur de sa foulée. Il n'a pas le choix. Alors, sa longueur de foulée va augmenter de 90 % pendant que sa cadence augmente seulement de quelques pourcentages parce que la cadence est très stable quand on cherche à être économique dans une dynamique de course.

La seule chose, c'est que je ne dis jamais à un coureur d'allonger sa foulée. Parce que ce qu'il va faire, si on lui dit « fais des plus grands pas » , il va porter plus loin, il va réduire sa cadence et il va augmenter ses phases de freinage. Donc ça, c'est un truc qu'on ne conscientise pas. La longueur de foulée, ça ne sert à rien d'y réfléchir. C'est une conséquence. Par contre, on peut conseiller de la raccourcir, non ? On peut conseiller de la raccourcir.

Oui, mais la raccourcir, c'est dire augmenter ta cadence pour la même vitesse. Donc je ne parle jamais de longueur de foulée. Les bras. Parlons des bras, parce que la course à pied, ce n'est pas que les jambes. La foulée, c'est aussi les bras. Qu'est-ce qu'on fait des bras, Mathieu ? Tu cours comment avec tes petits bras ? Tu fais l'expérience qui est très simple, tu te mets debout sur place, tu te mets les bras le long du corps ou dans le dos comme disait Blaise, tu essaies de faire le saut le plus haut possible.

Maintenant tu fais la deuxième fois en utilisant tes bras pour te propulser et tu verras la différence de hauteur que tu atteindras. Donc les bras sont vraiment hyper importants et hyper utiles dans cette performance, dans cette économie de course. Moi je remarque surtout en montée, j'aime bien conscientiser un petit peu aussi mes bras parce que j'ai la... la sensation que quand j'envoie mon bras un petit peu en avant, ça me propulse un petit peu plus vers le haut.

Alors c'est assez comme ça, subtil, mais répété des milliers de fois, ça peut faire une différence. Moi, je viens de sport où j'avais quand même beaucoup de restrictions au niveau des épaules. J'ai fait beaucoup de kitesurf, aussi plus jeune, beaucoup de renforts musculaires à la salle du bench. Ce qui fait que j'ai remarqué que quand je courais, je sentais que j'avais quand même de la restriction au niveau de l'épaule sur mon envoi de coude vers l'arrière.

Un peu tendu. Exactement, tendu sur le... sur le déplacement du bras et c'est quelque chose que j'ai énormément travaillé aussi au début au niveau mobilité, voilà un petit peu souplesse des épaules, soit de venir un peu tirer sur des murs comme ça sur mes échauffements à la salle. Fais gaffe tu vas mettre un lion au caméraman derrière. Pour libérer un petit peu cette restriction que je sentais au niveau de ma dynamique de bras. Alors peut-être que c'était inutile mais en tout cas je sens aujourd'hui que je me sens plus fluide et plus libre au niveau des bras et ça me congestionne moins.

On a tendance à dire qu'il faut être... détendu on me dit souvent ça trop crispé, relâché c'est souvent les trapèzes qui se tendent on remonte un petit peu les trapèzes et c'est vrai que quand on fait un scan corporel ce qu'on fait souvent nous ultra-trailers sur une course on va se scanner pour essayer de se relâcher un petit peu plus parce que l'idée c'est d'être un petit peu le plus fainéant possible pour s'économiser et on remarque que quand on scan souvent au niveau des épaules et des trapèzes on a cette petite tension qui est là et quand on arrive sur le scan ici tout de suite quand on se relâche ça fait un bien fou Est-ce qu'il y a une bonne manière de bouger ses bras quand on court ?

Je vous écoute. En fait, c'est qu'on n'a pas de séance sur le sujet, ou presque. Donc, on ne sait pas. Moi, je trouve qu'en descente, les bras sont vachement utiles aussi pour un peu faire le pléquis. Quand on s'ambule sur un câble, avoir les bras un petit peu sur le côté pour venir se rattraper sur un saut peut aider. Un truc que j'avais entendu sur les bras, c'est que ça peut aider à augmenter la cadence. Si l'objectif est d'augmenter la cadence, tu peux utiliser, si tu n'arrives pas à le faire avec les jambes, Tu augmentes déjà un peu la cadence avec les bras en essayant de faire en sorte que derrière les jambes suivent.

Bon, suivre. Ils n'ont pas le choix. Ça peut être un outil autre que le beeper dans les oreilles. Mais sinon, il n'y a aucune donnée. On ne sait pas si, par exemple, courir, les bras très proches du corps, qu'ils montent très haut... Il y a quelques données où, justement, on a fait, tu mets tes mains sur la tête, tu mets tes mains dans le dos, et puis, effectivement, ça réduit l'économie de course. Ça consomme plus. Ce qu'on espère aussi, c'est que le mouvement se fasse de façon économique, donc qu'il n'y ait pas de travail musculaire.

Alors, bien évidemment, tu veux faire une accélération, tu montes une côte, tu descends des paliers importants et là, tu absorbes avec les bras. On voit les trailers qui volent quand ils descendent. Pour l'équilibre, mais aussi pour l'absorption au sol, ça c'est une chose. Mais après ça, si on parle d'économie de course, par exemple pour une course route, on veut que le bras soit un mouvement pendulaire, qui ne travaille pas trop au niveau musculaire.

C'est un mouvement qui est vers l'arrière et non pas vers l'avant habituellement. Dans le plan de la scapula, donc souvent à 30 degrés, avec des mains qui sont relax, avec des épaules qui sont relax, et le mouvement se fait habituellement, naturellement. Mais on a Xing Zhuang, je ne me souviens plus c'est quoi son nom exactement, qui était une Chinoise qui a... Gagné les Olympiques dans les années où les Chinoises étaient très très fortes. 2008. Oui, c'est ça.

Puis elle avait les bras très très ouverts comme ça. Le long du corps presque. Presque le long du corps. Exactement. Et quand elle accélérait à la fin, elle les pliait un petit peu, mais c'était vraiment particulier. Et il y a des coureurs de marathon qui courent avec les pouces sur les pecs. Alors si un débutant me dit qu'est-ce que je fais avec mes bras, parce qu'il ne sait pas quoi faire avec mes bras, je lui dis 90 degrés, 30 degrés vers l'intérieur, tu ne croises pas trop la ligne centrale.

tu relaxes ton pose par-dessus tes mains mais ce que je donne comme conseil ça vaut rien il n'y a pas de science sur le sujet c'est juste pour dire il faut que tu sois relax il faut que tu sois détendu puis ce mouvement pendulaire tu ne l'intellectualise pas trop si je résume ce qu'on s'est dit Blaise et Mathieu ce que je retiens de notre discussion passionnante c'est que le seul vrai truc qu'on peut travailler en termes de foulée c'est la cadence tout se joue au niveau de la cadence il y a une chose que tu n'as pas nommée peut-être Fred C'est ça.

Deux choses qui sont un peu liées, c'est le temps de contact au sol qu'on peut travailler avec de la pliométrie par exemple. Le temps de contact au sol, c'est le nombre de millisecondes ou de centièmes de secondes que ton pied reste au contact du sol. Au plus, on a parlé de déroulement de la foulée à taque talon, plat du pied, pointe de pied. Il y a aussi le temps que tu vas mettre à rebondir et à renvoyer ton pied vers l'avant. Ça peut être plus ou moins rapide avec un pied plus ou moins dynamique.

Et évidemment, au moins, tu t'affaisses. Peut-être que ça joue aussi sur l'oscillation verticale. Alors, les attaqueurs avant-pied vont avoir des temps de contact au sol qui sont beaucoup plus courts habituellement, parce qu'ils sont dynamiques sur leur foulée. Les attaqueurs talons, surtout s'ils ont des cadences relativement lentes, je pense à Ludo, par exemple, qui lui va rouler vers l'avant, il a un temps de contact au sol qui est beaucoup plus long.

Alors, quand on regarde les Kenyans, qui performent énormément, à du haut niveau sur les Africains de l'Est, ils ont des temps de contact au sol qui sont très courts. Et on a supposé que c'était un facteur de... Ce rebond élastique et ce dynamisme au sol donnait de la performance. Après, il faut qu'on soit prudent. Si nous, naturellement, on est un attaqueur talon avec un temps prolongé, de vouloir trop dynamiser sa foulée pour ne pas se développer des tendinopathies d'Achille ou d'autres problèmes.

Mais oui, effectivement, une des choses qu'on peut faire chez les athlètes qui ont tendance à être lent en cadence et ainsi de suite, c'est de faire, par exemple, la corde à sauter, où on dynamise la foulée tendance point de pied, on renforce sa chaîne postérieure. Par contre, il faut y aller très doucement, une exposition très graduelle. Tu fais ça, Mathieu, toi ? Je l'intègre en échauffement quand je vais à la salle un petit peu c'est pas des heures et des heures tous les jours mais j'en fais un petit peu Et c'est une occasion aussi de sauter à 180 pas par minute comme ça au moins on enregistre un peu de cadence élevée Moi ça me fait péter un câble la corde à sauter C'est pour ça que tu fais des grandes foulées et que t'as une basse cadence Je suis nul je m'en mêle le fil dans les jambes T'es pas obligé de faire la corde C'est pas de la corde à sauter alors, sans corde à sauter C'est du air corde à sauter C'est sauter C'est sauter tout simplement Je fais du air ultra trail aussi Tu restes dans ton lit Je reste dans mon lit et je m'imagine en train de parcourir la montagne Mais Hugo,

il y a quelque chose que tu n'as pas nommé par contre dans l'ensemble de toutes les parties de la technique, qui est le bruit qui est la cinétique qu'on appelle en science qui est le bruit, l'impact au sol qu'on va faire, alors il y a des coureurs bruyants il y a des coureurs légers Mathieu il est bruyant Non je ne suis pas bruyant justement Je reviens sur les packs de coureurs Il y a des bruyants ça tape Il se fait mal Mais toi tu es bruyant sur la respiration C'est une stratégie Tu fais le sanglier Tu respires très très fort On va croire à l'adversaire que je suis mal mais en fait je suis très bien Tout le monde pense que tu es cramé C'est intéressant D'essayer de réduire le bruit qu'on fait en courant Ça peut être un bon travail d'amélioration de la foulée Ça pourrait pour certaines populations en particulier, mais ce qu'on a fait, c'est qu'on a pris des gens qui frappaient fort le sol, on a réduit leur bruit en disant, fais moins de bruit quand tu cours.

Et là, en science, nous, on peut mettre une télé en avant, vérifier c'est quoi la force d'impact, ils modèrent cette force d'impact. Et ce qu'on constate avec un an de suivi, c'est qu'on arrive à réduire l'incidence des blessures. Donc, chez certains individus qui font beaucoup de bruit au sol, on peut leur donner le conseil de faire un peu moins de bruit. Donc, tu sais, tu disais, il n'y a pas grand-chose qu'on va corriger dans la biomécanique. Effectivement, j'intellectualise très peu les corrections biomécaniques chez les coureurs, mais il y a trois éléments clés.

que j'intègre très fréquemment chez les coureurs, qui sont la cadence, faire des plus petits pas, 180, plus ou moins 10, c'est un petit guide de pratique rapide, faire moins de bruit quand on court, et avoir une interférence entre le pied et le sol qui est moins grande pour développer inconsciemment, là je parle de la chaussure, ou du pied nu directement, intégrer inconsciemment des meilleurs comportements de modération d'impact. Courir pied nu, de temps en temps, ça peut être utile.

C'est la meilleure chose que tu peux faire pour améliorer ta technique de course. Tu le fais toi Mathieu ? Alors je l'ai eu fait quand j'allais à la piste parce que l'environnement me permettait de le faire. Souvent il y avait un stade un petit peu en échauffement ou même en fin de séance, faire deux trois tours de terrain. Là je le fais plus parce que j'ai plus d'accès à un endroit où je peux courir pieds nus. J'ai un peu la flemme d'aller sur le goudron pieds nus.

Mais voilà j'ai des chaussures comme je disais qui sont ultra minimalistes, qui sont pas pieds nus mais qui me permettent quand même de ressentir mon corps. La chaussure, justement, c'est un grand sujet. On connaît ta position sur les chaussures un peu maximalistes, Blaise. On a pu comprendre. Comment on choisit bien sa chaussure en fonction de la pratique qu'on a en train de faire un 10 km sur route ? Comment on va bien choisir sa chaussure pour avoir la foulée la plus efficace possible ?

Deux choses, Lune. D'abord, on sait aujourd'hui que l'altération de la technique de course duquel on parle depuis le début de ce podcast... La raison numéro un pour qu'on altère une technique de course naturelle, c'est la chaussure. Si on attaque du talon, si on ralentit la cadence, c'est d'abord et avant tout à cause de la chaussure. C'est la raison numéro un. On peut être grand, on peut être terrien, on peut être plein de choses, mais la raison numéro un, c'est la chaussure.

Si on parle de prévention des blessures, l'élément numéro un, c'est de ne pas faire de changement si on a des habitudes, parce que c'est là qu'on se blesse. Donc, de ne pas passer tout d'un coup d'une chaussure un peu maximaliste à une chaussure très minimaliste, parce que là, c'est sûr qu'on va au carton. Exactement. Et là, un des conseils clés, c'est que tu as des habitudes. T'es pas blessé, tu veux pas améliorer tes performances, change pas tes habitudes.

Si tu me dis je veux améliorer mes performances, là, il y a peut-être un peu de dynamisation de la foulée qu'on pourrait faire avec des chaussures plus minimalistes, avec du pieds nus. Il y a certainement pour la performance une chaussure plus légère qui va améliorer la performance, et ça c'est clair, on a 30 papiers scientifiques sur le sujet. Plus la chaussure est légère, mieux elle est. Et pourtant, excuse-moi de te couper, mais... les nouvelles mousses Peba, notamment, puis toutes les nouvelles technologies qu'on retrouve dans les chaussures actuelles, elles augmentent les vitesses de performance, non ?

On a beaucoup parlé de la plaque de carbone. On sait aujourd'hui que la plaque de carbone ne change rien à la performance. Absolument. Comment ça ? On l'a dit, c'est plus la mousse elle-même, la plaque de carbone. Il y a d'autres facteurs qui pourraient améliorer les performances, mais la plaque de carbone ne change rien en performance. Blaise, comment tu peux dire quelque chose comme ça ? Ce sera pour un prochain épisode. Voilà, exactement. Je continue.

Ce qu'on a réussi à faire avec les chaussures modernes, nouvelles générations, que vous connaissez, avec plaque de carbone, parce que c'était l'outil marketing qu'on a mis dedans, c'est qu'on a réussi à faire des chaussures qui étaient plus légères, maximalistes, qui respectaient les habitudes des coureurs, en même temps qu'on amenait un effet placebo très intéressant, parce que les meilleurs au monde les portaient, etc. Puis parce que quand tu portes ces chaussures-là, tu peux avoir des sensations particulières de rebond qui, en laboratoire, ne changent pas chez tout le monde, la performance, mais chez certains, oui.

Là, ce qu'on a réussi à faire, c'est une chaussure qui représente les habitudes de chaussage des coureurs, donc qui est maximaliste, mais qui est légère. On est parti avec du 220 grammes plutôt que dans le temps, du 180 grammes avec l'annexe de Nike il y a quelques années. Et là, on a commencé à réduire, Et là, avec la nouvelle Adidas, on est à 100 grammes. Là, on est revenu à ce qu'on avait dans le temps avec les chaussures très, très minces qui faisaient 100 grammes, mais avec des chaussures maximalistes qui respectent les habitudes de chaussage des coureurs.

D'où l'augmentation des performances. Voilà. d'augmenter ce rebond-là plus facilement. Oui, mais ce rebond-là est probablement relativement minimum. L'élément clé, c'est le poids. La mousse, un rebond en laboratoire, mais sur le terrain pour les coureurs, le retour énergétique de ces mousses-là, qui sont plus grandes que les anciennes EVA, qui sont les anciennes mousses, contribue à quelques points de pourcent, mais pas de façon très significative.

Ça m'intéresse d'avoir l'avis de Mathieu là-dessus, parce que je sais que tu as signé chez Kiprun, notamment pour l'aspect développement produit. Je sais que tu te passionnes un peu pour l'ingénierie produit, tout ça. C'est quoi ton point de vue là-dessus sur l'évolution des chaussures ? Plusieurs choses. C'est sûr, ce que fait le marché aujourd'hui, le marketing, l'attente. En fait, il y a la science et il y a le marketing. Aujourd'hui, clairement, le marketing est beaucoup plus fort que la science.

Et si tu veux vivre dans ce monde-là, tu dois t'adapter un petit peu aussi à ça. Maintenant, c'est clair aussi que les deux sont bons. Il y a beaucoup de sensations, de placebo aussi, qui peuvent aider dans la pratique. Tu sais, le placebo, on le sait, même dans le médical, fonctionne très bien. Et voilà, aujourd'hui quand on a une chaussure qui nous plaît, qu'on trouve belle, qu'on trouve confortable, dans laquelle on se sent bien, même si elle ne respecte pas tous les critères scientifiques que devrait être une chaussure ultra performante, c'est la chaussure qu'il te faut.

Donc voilà, c'est ce compromis aujourd'hui que j'essaie d'amener avec mon nouveau partenaire, d'essayer de prendre en compte à la fois ce que le marché est aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui tu es une marque, tu veux faire une chaussure ultra minimaliste. dans un magasin, tu n'as personne qui va aller l'acheter aujourd'hui ici sur Chamonix. Blaise Dubois n'a pas encore gagné ce combat-là. Mais tu vois, par exemple, un exemple très concret, moi j'ai poussé quand je suis arrivé chez la marque pour garder un modèle minimaliste pour faire ce travail ponctuel de travail de pied.

Et ce que la marque a accepté, c'est une chaussure qui arrivera l'année prochaine et que certains pourront utiliser aussi sur des formats plus courts ou plus dynamiques ou très techniques. Parce que c'est vrai que les chaussures... plus maximalistes. Moi, je les utilise. J'aime beaucoup, beaucoup de confort. Et aujourd'hui, on a aussi réussi à comprendre cette géométrie de chaussure qu'au plus on monte, au plus il faut élargir aussi. Il y en a beaucoup qui ne l'avaient pas compris il y a quelques années en arrière.

C'est-à-dire qu'on montait à la verticale, mais on ne l'élargissait pas. Donc, ça faisait un point de pivot de fou. Alors là, les chevilles, ça partait très, très fort. C'est aussi cette prise de conscience, d'alternance de chaussure qui fait qu'on va faire d'autres développements produits. J'ai envie de répondre à ta question que tu m'as posée, que je n'ai pas vraiment répondu, mais c'est quoi la chaussure idéale pour la performance ? En fait, aujourd'hui, on a des gens qui répondent différemment à différents types de chaussures.

Donc, dans un monde idéal, si on parle d'athlètes de haut niveau, on les met sur un tapis avec l'embout d'oxygène pour calculer la consommation avec différentes paires de chaussures. Et là, on est parfois surpris parce que celle qui est vendue comme étant la plus performante avec plaque de carbone et épaisseur optimale avec le pay-by et compagnie, pour certains individus, détériore la performance. détériorent la consommation d'oxygène. Donc, un athlète de haut niveau, avant d'acheter 50 000 paires de chaussures qui coûtent une fortune, idéalement, tu vas en laboratoire et tu les testes.

Et tu regardes, est-ce que toi, tu es un responder à moins d'amorti, plus d'amorti, plus de rigidité, moins de rigidité, en regard, bien évidemment, de plein de facteurs qui vont influencer ces facteurs-là. Parce qu'aujourd'hui, les nouvelles chaussures, on est entre plus 11 et moins 11 d'économie de course quand on regarde le... panel de tous les athlètes contest. C'est intéressant ce que tu disais juste avant, Oblès, sur le fait que parfois les chaussures carbone, etc., détériorent la performance parce que Fred, par exemple, il pense qu'il aurait été champion olympique en triathlon s'il avait eu des chaussures carbone.

Alors, ce n'est pas le carbone de la chaussure qui m'aurait permis de gagner, mais peut-être... Mais plein d'autres choses. Mais moi, j'en suis sûr. De toute façon, je trouve que Fred, c'était le meilleur. J'ai juste pas le bon matos. C'est mon Fredo le meilleur. De toute façon, c'est le meilleur. Mais il aurait fallu que lui les ait. c'est ça le problème oui c'est ça bien sûr ah non mais si tu commences à mettre de l'égalité dans tout ça Blaise on va pas s'en sortir parce qu'il y a des facteurs prédicteurs de succès de est-ce que je vais bien répondre à ce profil de chaussure là les attaqueurs talons plus terriens qui restent plus longtemps au sol pourraient avoir un effet plus intéressant avec ces chaussures là que celui qui est déjà sur un point de pied et du coup on va finir là-dessus mais sur la question du poids des pieds donc de maigrir des pieds est-ce que Ça peut être intéressant de s'entraîner avec du poids supplémentaire aux pieds.

On a vu des images de Tom Evans qui s'entraînait sur un tapis en descente avec des poids au niveau des chevilles. Est-ce que ça c'est intéressant en termes d'entraînement ? Parce que du coup le jour où tu enlèves les poids, tu es vachement plus à l'aise ou c'est vraiment du... Alors si Tom Evans fait des descentes de côte avec des poids sur les pieds, ce n'est pas pour les mêmes raisons parce que ce n'est pas en descente que tu essayes d'être économique.

En descente, tu veux mettre de la charge sur ton système musculosquelettique pour augmenter ta tolérance. Donc il faut plutôt faire comme Mathieu, tu prends une veste lestée et là tu descends. Toi, tu fais avec veste lestée ? Oui, mais pas en descente, plutôt en montée. Plutôt en montée, parce qu'en descente, le risque de se faire mal aux genoux, aux chevilles, avec un gilet lesté, des poids aux chevilles. Mais c'est vrai que ça m'arrive de faire des séances avec des petits poids aux chevilles, pas trop abusés, et puis un gilet lesté.

Plutôt en rando, en rando-course, sur les montées. Mais si tu les mets dans les pieds, en fait, tu n'as pas la charge optimale sur ton quad. Si tu veux charger ton quad, qui est un de tes facteurs limitants en descente, tu mets ton poids plus sur le ventre. Si tu mets le poids aux chevilles, c'est juste que tu vas travailler le montée de genoux. Oui, mais si tu descends. Non, mais c'est pour ça. Je pense que clairement... Donc, il faudrait demander à Tom pourquoi il fait ça.

Poids aux chevilles. On lui demandera s'il vient dans le... Il y a un truc assez flagrant sur un exemple par rapport au poids dans les pieds. C'est quand on traverse une rivière, parce qu'on n'a pas le choix de mettre les pieds dedans, au moment où on sort... Le premier kilomètre, on sent que la foulée est un peu plus compliquée parce que les chaussures sont remplies d'eau, les chaussettes sont imbibées d'eau et on sent, c'est vraiment très très flagrant comme l'économie de course baisse drastiquement après avoir traversé une rivière.

Bienvenue dans le swimrun Mathieu ! Merci beaucoup messieurs, en tout cas c'était passionnant, on a appris plein de trucs. J'espère que vous qui nous écoutez, vous allez repartir de cet épisode avec plein de petites billes pour améliorer votre foulée, notamment la cadence. Moi je retiens la cadence, Mathieu, on te libère parce que tu as un programme très chargé ici à Chamonix. Mais tu reviens quand tu veux. Tu es ici chez toi et puis on te souhaite tout le bonheur du monde avec l'heureux événement à venir et le meilleur rétablissement possible pour ton petit talent.

Merci. Il fera des étincelles dans quelques mois, j'en suis sûr. Blaise, tu restes avec nous parce que tu vas te cogner l'interview tapis de Safe Pace et nous montrer... Je ne sais pas qu'est-ce que c'est exactement mais j'ai hâte de voir. Tu ne sais pas ce que c'est l'interview tapis ? J'ai vu un peu, mais j'appréhende. C'est une épreuve où on va pouvoir analyser ta foulée et faire des commentaires. Parfait. Allez, interview tapis, c'est parti. Ça va Blaise, t'es bien échauffé ?

Bien non, mais ça va. Ok, parfait. On va commencer à 10 km heure sur ce magnifique tapis Nordic Track qui peut monter jusqu'à 22 km heure avec 12% de pente. Donc on a de quoi te cuisiner un petit peu. J'irai pas là. A chaque mauvaise réponse, la vitesse augmente. Allez, c'est parti ! Quel est le record du monde de marathon en marche arrière ? Ça commence mal, hein ? Je peux essayer de guesser. Je pense quand même que ça doit être... 3h12. Ah, tu l'as un peu surestimé.

3h25. OK. La perf a été réalisée par Guillaume Delustrac au marathon de Saint-Paul-les-Romans. Il a explosé le précédent record de 3h38 et a fait son entrée dans le Guinness Book des records. Et bingo. On passe à 11 km heure. Est-ce que tu as vu les images de la Coupe du Monde de VTT au jet ? Les images dingues, là. J'ai vu. Un petit reel rapide où tout le monde arrive à la fin avec le dernier. Comment s'appelle le français qui a remporté l'épreuve ?

Aucune idée. Max Allerand, dernier à s'élancer sur la piste, il a remporté la course chez les hommes. Tandis que la championne de France, Marine Kabirou, a pris la deuxième place chez les femmes. On passe à 12 kilomètres. Ça ne sera pas trop long comme expérience. Blaise, tu vis au Canada. Oui. Cet été, une coureuse de 13 ans s'est classée 17ème des Golden Trail World Series au Québec. Est-ce que tu te rappelles de cet exploit ? Alors, j'étais là.

T'étais là. J'étais là, je l'ai vu. Est-ce que tu peux me donner son nom ? Non. Elle s'appelle Pema Franchi. Elle a bouclé les 28 km et 1300 m de dénivelé positif en 3h36. Et elle s'est classée 17ème des Golden Trail World Series. On passe à 13 km heure. T'étais là en plus. Ah ouais. Ouais mais moi je m'occupais des kenyans. Allez, toujours au Canada. Toujours au Canada. Avec qui Mathieu Blanchard a-t-il remporté ex aequo l'Ultra Trail ? Harry Cana sur le parcours 125 km.

Ça, c'est pas juste parce que je le sais. Et en plus, je le connais. Ça va mettre un peu de dos dans le gaz dans votre relation. Peut-être, oui. Il s'appelle Xavier Saint-Cyr. Et on l'embrasse Xavier Saint-Cyr. Salut Xavier, je ne suis pas très bon avec les noms. Ne t'inquiète pas Xavier, on va te venger et on passe à 14 km heure. Qui a remporté la même course chez les femmes, l'Ultra Trail Arikana au Canada ? Je vais me faire taper sur la tête. Elle a remporté en 16h46.

Je m'en souviens pas. Valérie Arsenault, suivie de Marlène Cotter. Désolé Valérie. Et Mélina Dubois-Véret. On passe à 15 kilomètres. Allez, allez, allez. Mathieu a participé, Mathieu Blanchard, qui nous a quittés. Enfin, qui nous a quittés. Qui a quitté ce podcast, qui n'est pas décédé. à participer au semi-marathon des Lumières de la Muselle cet hiver. Ok. Est-ce que tu sais où se tient le semi-marathon des Lumières de la Muselle ? À la Muselle.

Non. Aux Deux-Alpes. Là où vit Mathieu. Il a terminé quatrième. On passe à 16 km heure. Aucune bonne réponse jusqu'à maintenant. Un alus valgus. Ah oui, alors là. Plus communément appelé oignon du pied. Oui. Est-ce que tu peux nous zépler alus valgus en une fois sans faire de faute ? Alux. H-A-L-L-U-X Valgus V-A-L-G-U-S Bonne réponse Est-ce que tu peux me donner le podium masculin De l'échappée belle Sur le parcours 150 km Qui s'est tenu il y a quelques jours Aucune idée Et la deuxième place La deuxième place Tu n'as pas vu qui avait terminé deuxième Ludo Ludo Pomeray Louis Calais premier et Et Jonas Buchaud en troisième.

Bon, allez. Je ne t'ajoute pas de kilomètres parce que tu as donné Ludo en deuxième. Allez. Et je vois que 16 km heure, ça commence à te taper un peu dans le système. Pas mal. Quelle course mythique Ludovic Pomeray a-t-il remporté cette année ? Course d'ultra-trail mythique qu'il a remportée cette année. Bonne réponse avec un nouveau record de 21h18. Quelle autre course ? Louis Calais qui a battu Ludovic Pomeray sur l'échappée belle. a-t-il remporté cette année ?

Aucune idée. L'ultraterrestre. Un trail de 220 km et 14 000 m de dénivelé positif. On passe à 17 km heure. C'est fini après, dépêche-toi. Qui vient de décrocher le titre de champion d'Europe du 5000 m au championnat d'Europe ? Le Norvégien. Oui, le Norvégien. Comment s'appelle-t-il ? Un nom compliqué. Jacob. Bravo, bravo. Jacob Eriksson. Bravo, bravo. Bravo. Solide performance, Blaise. Il s'appelle... Jacob Ingebrigtsen je ne sais pas si je le dis bien Ingebrigtsen il a gagné le 5000 mètres au championnat d'Europe en 13 minutes 15 secondes et 29 centièmes de retour d'une blessure exactement et Etienne Daguinos le français a terminé troisième de ce même 5000 mètres et malheureusement il a fini quatrième Jacob sur le 1500 mais il est en train de revenir il va battre le record du monde bientôt et il y a eu un autre un suédois qui a fait une performance dingue sur le 10 000 pour le coup Oui.

c'est Almgren avec Jimmy Gressier qui a fini 3ème mais ouais monstrueux monstrueux Almgren extraterrestre bon en tout cas bravo je constate que j'ai perdu ma vitesse oui mais t'avais une belle foulée alors la foulée t'as analysé la foulée de Blaise pendant l'interview t'as regardé ma cadence bonne cadence elle a augmenté avec la vitesse oui certainement un peu non mais c'est bien parce que tu appliques à toi même les conseils que tu produis donc bravo Blaise pour cette cohérence merci beaucoup Blaise d'être venu dans SafePay c'était un plaisir de trop se voir.

N'hésitez pas à vous renseigner sur la clinique du coureur si vous voulez en savoir plus sur la prévention des blessures en course à pied. Merci à vous, l'équipe. Merci à notre partenaire NordicTrack pour ce magnifique tapis. Et moi, je vous dis à très vite pour un prochain épisode de Safe Pace. Bye bye ! Safe Pace Le podcast des sports d'endurance présenté par Hugo Clément

Transcript supplied by the publisher with the episode.

SAFE PACE - Le podcast des sports d'endurance, présenté par Hugo Clément

by Hugo Clément · French · Sport

Chaque semaine dans SAFE PACE, Hugo Clément explore l’univers en pleine expansion des sports d’endurance – triathlon, running, swimrun, trail – en mêlant expertise, inspiration et divertissement.

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